19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 15:00

 

 

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J’ai eu un mois d’avril-mai assez chaotique (boulot, famille, etc.) et je n’ai fait que quelques sorties « pêche-promenade » avec des amis non-pêcheurs qui me demandaient de les emmener à la pêche justement. C’est chaque fois la même chose ; on ne décolle pas avant 10h du mat et la partie de pêche tourne rapidement au grand n’importe quoi ce qui fait que si on rigole bien, on ne prend pas beaucoup de poissons ! plombees 1515

 


Peu importe, j’ai quand même pu mener mes petites expériences sur différentes méthodes de plombées pour pêcher à la traîne. Je vous avais donc parlé de mon plomb disque bricolé à l’aide d’un moule à plomb montre qui réunissait plusieurs qualités d’hydrodynamisme et que j’ai pu tester en condition réelle durant trois sorties consécutives. Bilan de l’opération : ce plomb fonctionne à merveille, ne vibre pas et reste parfaitement en ligne grâce à sa dérive mais ne réussit pas à descendre au-delà de 7/8 m de profondeur car il est trop léger.

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ici, la version modifiée méthohe "cure-dent", régable en longueur.

 


 Il y a en effet une équation complexe à résoudre où les 4 paramètres principaux (poids du lest, longueur et diamètre de la ligne, vitesse du bateau) doivent être mesurés avec attention. Disons qu’à partir d’un certain point, votre lest atteindra son niveau maximal et n’en bougera plus quoique vous fassiez. Pour ce plomb disque de 100g la profondeur maximale ne dépassait pas les 8m. Sachant qu’en lac il faut dépasser les 10m si l’on veut espérer toucher des grosses pièces, j’ai dû m’en séparer à regret.

Je me suis donc rabattu sur les plombs dit « Norvégiens » en forme de goutte d’eau qui vont de 200 à 800g, ce qui est largement suffisant pour atteindre les profondeurs qui nous intéressent. J’ai  testé les modèles 200-300-400g qui se sont finalement  révélés très performants malgré mes doutes. Je pensais en effet que les plombs sphériques étaient meilleurs, mais ceux-là sont tout aussi efficaces et plus faciles à fabriquer grâce au moule qu'on trouve facilement, chez Pawis Pêche entre autre. Légèrement aplatis, ils fendent bien l'eau et ne provoque pas de vibrations parasites.

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J’ai donc coulé une série de plombs que j’ai ensuite peints en gris pour plus de discrétion.plombees 8908

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Je les ai montés avec mon système du cure-dent qui permet de régler à sa guise la distance entre le leurre et le plomb et de pouvoir débrayer ce dernier facilement lorsqu’on ferre un poisson.

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Les profondeurs atteintes sont évidemment plus conséquentes, j’estime avoir dépassé les 20m avec le poids de 300g. Sur ces plombées lourdes, j’utilise des cuillères ondulantes, des leurres souples faiblement lestés (voire pas lestés du tout) et des poissons nageurs peu plongeants (pas question de mettre des Longs bills !).

Il est toujours compliqué de savoir exactement à quelle profondeur on pêche, aussi je sonde d’abord à l’aplomb du bateau dans le secteur qui m’intéresse et pose un repère au marqueur sur le fil, puis je rembobine, mets le dispositif en action (leurre et plombée) et dévide lentement le fil jusqu’au repère, moteur en marche. Si ça n’accroche pas au bout de quelques mètres je redonne un peu de fil de façon à ce que le leurre évolue à 1m du fond environ. Il faut sonder ainsi plusieurs fois en cours de journée à chaque fois qu’on aborde un nouveau poste. C’est un peu empirique mais ça marche. Comme le fond est irrégulier, les accrochages surviennent inévitablement mais ne sont jamais sérieux et jusqu’à présent je n’ai perdu aucun leurre. Et je n’ai pris aucun poisson !! Il faut dire que je n’ai testé brièvement ce dispositif que depuis deux sorties, c’est un peu trop tôt pour dire si c’est réellement efficace ou non mais en tout cas ça fonctionne.

 

La suite bientôt, dès que j'aurai le temps de sortir le Pneu!

 

Texte et photos: Jean-Paul Charles

 

 


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 13:15

 

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Equiper ses poissons nageurs d’hameçons "inline" est un choix intelligent si vous souhaitez réduire le nombre d’accrochages sur les postes encombrés ou si vous voulez blesser le moins possible vos prises. Il en existe plusieurs modèles sur le marché, mais vendus à mon goût à des tarifs beaucoup trop élevés (pas loin de 1 euro pièce), surtout dans les grandes tailles. Leur coût n’est justifié que par le facteur « nouveauté », car il est bien évident que leur fabrication n’est pas plus compliquée que celle des hameçons standards.  Voici donc ma méthode pour transformer vos simples basiques en simples inline à peu de frais.

Procurez-vous d’abord des hameçons droits à hampe courte, type jig, de bonne qualité. J’utilise personnellement des Owner S-78 nickelés ou des VMC 9260 black nickel, en taille 2/0 à 6/0, cela dépend de la taille du leurre et de la marque, la classification des tailles n’étant pas harmonisée entre les fabricants. Il faut de toute manière que votre hameçon soit légèrement plus grand que le triple d’origine. L’avantage, c’est que ces hameçons sont vendus 5 € environ les 25, l’économie est appréciable…

J’ai choisi pour l’exemple d’équiper ce Yo-Zuri magnum (excellent leurre de traîne au passage) d’hameçons Owner S-78  3/0 qui conviennent bien à ce type de poisson nageur. 

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Installez-vous ensuite devant un réchaud ou une gazinière et portez à rouge la hampe et l’œillet à l’aide d’une pince. Une fois que le métal est bien rouge, presque blanc, tournez délicatement à l’aide d’une autre pince l’œillet pour le positionner parallèlement à la hampe. Si le métal refroidi en cours d’opération, portez à nouveau à rouge, sinon vous allez le casser.  Laissez refroidir lentement sur une plaque de métal ou de marbre.

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Votre hameçon est maintenant correctement configuré, mais le fait de l’avoir chauffé et tourné a affaibli sa résistance, il va falloir le retremper pour lui redonner sa solidité.

Sur les conseils d’un ami ferronnier, je chauffe à nouveau à rouge/blanc, puis je trempe l’hameçon brûlant dans un verre faiblement rempli d’huile minérale (celle qu’on trouve facilement dans le commerce, avec 2 chiffres…) et non pas dans l'eau. Ainsi, la solidité de votre hameçon est assurée, j’en ai fait l’expérience : en traction comme en cisaillement, ça ne bronche pas.

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Comme il a subit une oxydation superficielle, l’acier a noirci mais vous allez lui redonner son brillant en le frottant légèrement avec de la laine d’acier très fine.

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Il ne reste plus qu’à équiper le leurre de ses nouveaux hameçons, qui vont se positionner bien en ligne, sans avoir à rajouter un anneau brisé supplémentaire. Les ratés à la touche sont un peu plus élevés, surtout face à des poissons chipoteurs, mais si l’attaque est franche, le poisson est pris proprement et ne se décroche pas.

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Pour la position de l’hameçon de queue vous avez le choix : vers le bas ou vers le haut, comme ici ce Deep Pike.

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Voilà, j’espère que ce petit bricolage pourra dépanner ceux qui veulent essayer les hameçons inline, et que j’encourage à remplacer les triples par des simples sur tous les autres leurres (voir mon article « Eloge de la simplicité »).

 

 

Texte et photos: Jean-Paul Charles

 

 


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 16:47

 

 

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Je ne connais pas de poissons, de l’épinoche au silure, qui ne soient pas tentés par un beau lombric bien remuant. Même notre féroce brochet craque régulièrement sur l’humble annélide, et certaines espèces marines proches des estuaires ne le dédaignent pas non plus. C’est l’appât universel par excellence.

L’ouverture de la truite approchant, il convient d’en faire provision au cas où nos leurres laisseraient la belle fario indifférente. Les vers de terre vous sauveront plus d’une fois de la bredouille, à condition qu’ils soient de première fraîcheur.  C’est d’ailleurs là tout le problème : les vers achetés en boîte ne sont pas toujours en pleine forme, quand ils ne sont pas tout simplement moribonds…

Il est d’autre part difficile quand on habite en ville d’en ramasser à sa guise, et l’usage de la bêche étant proscrit dans les jardins publics, je me suis tourné finalement vers l’élevage, facile et peu coûteux, qui me donne depuis des vers à foison qui pètent la santé ! Je vais vous donner quelques astuces pour démarrer un petit élevage prospère.

Tout d’abord il faut savoir que tous les vers ne se domestiquent pas, tout simplement parce que certaines espèces ont besoin de vivre enfouies plus ou moins profondément dans le sol. C’est le cas du lombric (le vrai) ou du ver canadien (c’est le même, mais ramassé dans les plaines du Canada). On classe donc les différentes espèces de vers selon leur biotope. Il en existe 3 sortes :

Les épigés, qui regroupe les vers vivant au niveau de la surface et se nourrissant de matière organique comme les vers de terreau et les vers de fumiers.

Les anéciques, qui regroupent les vers creuseurs de tunnel comme le lombric et le ver à tête noire. Ce sont eux qui forment les petits monticules de terre bien connus.

Les endogés, qui sont des espèces vivant profondément sous terre et qu’on ne rencontre quasiment jamais à la surface.

C’est donc la famille des épigés qui nous intéresse, c’est en tout cas ce que j’ai pigé… tout simplement parce qu’on peut les nourrir facilement et qu’ils se reproduisent à une vitesse spectaculaire. Il faut dire que ces vers sont hermaphrodites…

 


Pour commencer son élevage, il faut d’abord un récipient large et profond, en matière plastique de préférence. J’ai choisi personnellement une splendide poubelle premier prix, mais on peut trouver encore plus élégant… Les caisses en polystyrène comme celles utilisées par les poissonniers conviennent aussi très bien.

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Ce récipient sera placé dans un endroit calme, ombragé, à l’abri du gel et des fortes chaleurs, loin de toute source de vibrations que nos bestiaux détestent. L’idéal est donc une cave ou un garage.

J’ai percé un trou au fond de ma poubelle, comme un pot de fleur, pour recueillir le surplus d’eau éventuel. J’ai disposé des graviers au fond pour le drainage et mis une couche de laine de verre pensant que ça limiterait les évasions, mais ça se révèlera inutile. Je l’ai ensuite remplie avec du terreau horticole (sans engrais) jusqu’au 3/4 environ, puis j’ai arrosé le tout, car nos petits hôtes ont besoin d’humidité pour respirer (respiration cutanée), mais sans excès non plus. J’ai ensuite posé le couvercle par-dessus, couvercle que j’ai percé de nombreux trous d’aération.

Pour les vers, j’ai acheté 4 boîtes du commerce : 2 boîtes de vers de terreau (Eisenia Foetida ou Andrei) et 2 boîtes de Dendros (Dendreobaena Veneta) qui sont un peu plus gros, bien qu’on ait du mal à distinguer les deux espèces. Un investissement modeste donc, mais qui va porter ses fruits.

Il suffit de mettre les vers à la surface, sans les enfouir, ils le feront très bien eux-mêmes, ce qui permettra d’enlever les morts éventuels. On ne leur donne rien à manger pendant quelques jours, les pauvres petits sont traumatisés, ils doivent se remettre de leurs émotions…



Il faudra ensuite nourrir ces bouches affamées.  Leur alimentation est variée, mais à base de végétaux exclusivement, sinon gare aux odeurs… Epluchures de fruits et de légumes, salades, marc de café, tout leur convient. Il faut toutefois éviter les agrumes, l’ail, et l’oignon qu’ils n’aiment guère. On peut rajouter des coquilles d’œufs car ils ont aussi besoin de calcium ainsi que du papier journal.

ver-de-terre 8510Miam!

 

Les vers sont nocturnes, ils mangent surtout la nuit, mais ils sont capables aux beaux jours d’ingurgiter leur propre poids de nourriture dans la journée. Il faudra donc leur en donner plus en été qu’en hiver, mais sans excès non plus.

Les vers sont aussi les champions de l’évasion. J’ai eu toutes les peines du monde au départ à les empêcher de s’enfuir. Profitant de la condensation le long des parois de la poubelle, ils arrivaient à grimper jusqu’au couvercle et s’échappaient par les trous d’aérations. J’ai mis définitivement fin aux évasions en collant du papier de verre en haut de la paroi sur tout le périmètre intérieur. Cette bande rugueuse les dissuade d’aller voir plus loin, de la même manière que la cendre fraîche arrête les limaces et les escargots du potager. Comme ce sont des vers de surface, ils ne s’enfuient pas vers le bas, ouf ! Pas la peine d’obstruer le trou d’évacuation d’eau.

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Au bout de quelques semaines, on observe les premières naissances. Au bout de quelques mois, la population de votre élevage va croître de façon exponentielle, vous aurez des centaines de vers de toutes tailles à votre disposition. Vous aurez aussi largement rentabilisé votre investissement de départ et vous vous serez débarrassé écologiquement de vos déchets culinaires. Mieux, le compost qui résulte de la digestion de vos locataires est le meilleur engrais qui soit, vous pourrez l’utiliser pour vos plantes vertes, elles se porteront à merveille.

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Enfin et surtout, vous aurez les meilleurs appâts à votre disposition. La veille d’une partie de pêche, il n’y a qu’à ramasser une trentaine de vers bien dodus que vous mettrez dans une boîte avec un petit peu de leur terreau. Je laisse la boîte passer la nuit dans la poubelle afin de les déranger le moins possible et je l’emporte le matin dans ma musette. Succès garanti au bord de l’eau grâce à la fraicheur optimale de mes appâts ! Rien à voir avec ceux du commerce...

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Tout n’est pourtant pas rose dans le ciel des vers de terre. En plus de leurs prédateurs naturels (ils sont légions) et des pêcheurs, une nouvelle menace venue de Nouvelle Zélande risque de provoquer leur disparition dans les années qui viennent. Cette menace a un nom, elle s’appelle le Plathelminthe terrestre   


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Il s’agit d’un ver plat importé par accident dans le terreau de certaines plantes exotiques, qui est un dangereux prédateur de nos lombrics locaux. Vous en saurez plus en allant voir le site en lien. Dans certaines régions de Grande-Bretagne, il a réussi à éradiquer complètement les vers de terre, c’est problématique… En France, il commence à gagner du terrain au point que le muséum d’histoire naturelle s’en inquiète et commence à tirer le signal d’alarme, mais qui se soucie des vers de terre ? Espérons qu’une solution sera trouvée à court terme pour contrer son expansion…

 

Texte et photos : Jean-Paul Charles

 

 


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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:58

 

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 Pour ce premier article de l'année, je vais vous parler de ma nouvelle embarcation, une annexe Plastimo yacht 310, semi-rigide. Pourquoi un pneumatique me direz-vous ? Parce que ce genre de bateau est idéal quand vous êtes comme moi condamné à naviguer à l’électrique et que vous avez besoin de légèreté pour réduire au maximum votre consommation en watt.

 J’aurais pu choisir aussi une barque en alu, mais proportionnellement la portance est moindre. Alors qu’avec mon « pneu »je peux embarquer 4 personnes, ou une charge max de 500 kg, je ne pourrais prendre que 3 personnes maximum pour une alu de même taille et puis surtout j’aime bien les pneumatiques !  Et je voulais bien sûr éviter à tout prix les barques rotomoulées en polyéthylène, super lourdes et super moches…

 Mon choix c’est donc porté sur cet embarcation très légère (58kg), très sûre, d’une remarquable stabilité et d’un coût relativement modeste.

 Il en existe différentes marques, mais ayant déjà eu en ma possession une Plastimo pendant 3 ans je sais que c’est du solide, et made in France qui plus est.

 Le premier problème des pneumatiques est généralement la prise au vent s’ils ne possèdent pas de quille (gonflable ou rigide), c’est pourquoi il vaut mieux choisir un modèle semi-rigide, et celui-ci est en plus équipé d’un plancher plat, antidérapant, ainsi que d’un petit coffre à l’avant. C’est le grand luxe !

 Le second problème est l’espace à bord, plutôt réduit, et la difficulté d’y faire des aménagements pour la pêche, mais vous allez voir qu’on arrive quand même à bricoler des améliorations.

 Mon « pneu » est donc arrivé un matin dans une volumineuse boîte en carton, et il encombre désormais mon atelier, en attendant de lui trouver une remorque ad hoc.

 Vue d’ensemble de la bête :

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Deux bouchons de nables  à l’arrière : un pour l’eau embarquée à l’extérieur et un autre en inox pour celle éventuellement embarquée à l’intérieur de la double coque.

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Les valves sont d’excellente qualité, à deux positions (gonflage/dégonflage).

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La coque : légèrement en V, avec quelques virures pour l’hydrodynamisme, elle permet d’atteindre des vitesses élevées au thermique. On peut d’ailleurs installer un 15 cv sur ce modèle. Pour moi ce sera un 55lbs de chez Minn Kota !

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Le coffre : plus qu’un simple gadget, on peut y fourguer pas mal de trucs (écope, gonfleur, kit de réparation, grappin, cordage etc…) Vous noterez au passage mon fier fanion de traîne boulonné sur l’avant !

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J’ai donc commencé les aménagements. La première chose à faire quand vous naviguez à l’électrique est de placer les batteries à l’avant du bateau pour mieux répartir le poids. J’ai donc fait un câblage sur l’un des côtés en collant une baguette électrique  et en y faisant passer deux câbles de 4 mm reliés à une prise femelle étanche, plus commode pour brancher le moteur équipé d’une prise mâle.

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 Je me sers d’un sandow fixé aux cadènes avant  (les anneaux de portage pour bossoirs) pour maintenir la batterie. Ces cadènes sont finalement bien pratiques…

 

Pour les porte-cannes, on n’a pas d’autre choix que de les fixer sur le banc central. Celui-ci est en polyester, mais à l’intérieur c’est du bois aggloméré, on peut percer et visser sans crainte.

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On peut d’ailleurs fixer n’importe quel dispositifs sur la coque et sur le plancher (même un siège, mais est-ce bien nécessaire ?), à condition d’utiliser des vis inox et de prendre la précaution de faire un pré-perçage avant, afin de ne pas fissurer le polyester.

Lorsque je devrais installer un sondeur, je pense que je n’aurais aucun problème.

 

Pour le bruit enfin (le plancher est un peu sonore…) un bout de moquette suffira à étouffer le choc des plombs et des leurres qui vous échappent des mains.

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Maintenant il ne reste plus que l’étape 2 : Trouver une remorque !

 

 

 

Texte et photos : Jean-Paul Charles

 


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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 11:45

 

 

 

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Il fait moche, le vent et la pluie m’ont découragé ce matin d’aller tremper du fil, mais en ce jour de Noël je vous offre une petite récréation halieutique qui me trotte dans les méninges depuis quelques jours.

Ma fille de 6 ans a voulu que je lui achète Robot Fish, un petit poisson mécanique pour faire mumuse dans son bain. J’ai donc acheté la bestiole, et j’avoue que j’ai été surpris par la qualité de sa nage. Il s’agit en fait d’un poisson électronique dont le moteur (sans doute un électro-aimant) ne se déclenche que lorsqu’il est dans l’eau, grâce à deux contacteurs. D’ailleurs je vous laisse juger par vous-même grâce à ce petit film réalisé dans l’aquarium familial, en compagnie de Goty et Polnareff, mes deux poissons rouges pas rouges (Goty c’est le noir avec des gros yeux, Polnareff c’est le blanc avec la tache rouge. Ne me demandez pas l’origine de leur nom, ça serait trop long à expliquer…). Ok, c’est pas du Spielberg mais ça donne un aperçu de ses possibilités :

 

 

 

 

Alors, vous le voyez venir le truc ?

Il suffirait d’un petit armement léger pour que cet innocent jouet devienne un tueur de brochet ! Evidemment, il y aurait quelques détails techniques à mettre au point, et je ne pense pas que ce gadget résiste à la pression, passé 3 mètres d’eau, mais enfin il y a peut-être là l’embryon des leurres du futur. Tenu en laisse à l’aplomb du bateau en pater-noster, ce suis sûr que ce bidule pourrait prendre du poisson, si il était vraiment conçu pour la pêche !

Avis aux fabricants : je veux un Robot Fish de 15cm couleur Ayu avec triples VMC pour l’année prochaine !

 

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Joyeux Noël à tous, et à l'année prochaine!

 

 

Textes et photos : Jean-Paul Charles

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 18:25

 

 

 

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  En ce moment je n’ai pas le temps d’aller à la pêche, donc le soir je bricole en pensant à ma future saison de traîne. Je vous avais parlé des plombs disques pour la pêche au Downrigger, qui sont ce qui se fait de mieux au niveau hydrodynamisme, mais qui malheureusement n’existent qu’en très fort grammage (entre 3 et 5 kilos !) ce qui restreint leur utilisation à la pêche en mer.

 

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D’autre part la pêche au Downrigger en elle-même est assez contraignante, et je cherche toujours à simplifier et à alléger les dispositifs traditionnels. L’idée m’est donc venue de fabriquer un micro plomb disque utilisable directement sur la ligne en remplacement des plombs sphériques habituels. Pour ce faire j’ai commandé chez Pawis Pêche leur tout récent moule à plomb montre que j’ai modifié à ma façon !

 

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 L’astuce est de rajouter une dérive en acier, j’ai donc limé au préalable un espacement de 3 cm de large sur un demi-millimètre de profondeur environ, ma tôle en acier galvanisé faisant 1 mm d’épaisseur. L’opération ne prend que 10 minutes.

 

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Il suffit ensuite de découper la dérive proprement dite (4,5 X 3cm), d’y percer trois petits trous qui serviront à fixer le bas de ligne et un gros qui sera pris dans le plomb, garant de la solidité de l’ensemble.

 

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Il ne reste plus qu’à couler. J’utilise un mélange plomb-étain pour durcir le plomb afin qu’il ne se déforme pas en cas de choc avec le fond:

 

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Et voilà le résultat: un plomb disque d'à peine 100gr!

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Cette vue de trois quart montre bien l’efficacité du « pancake » à fendre l’élément liquide !

 

 


 

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Un petit coup de peinture grise en bombe pour plus de discrétion, et voici notre micro disque prêt à l’emploi.

 

 

 

 

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Le seul inconvénient de ce plomb est qu’il est fixe,   la longueur du bas de ligne dépendra donc de la longueur de la canne, disons 2,70 m dans le meilleur des cas, mais c’est suffisant à mon avis, et puis les ondes de pressions générées par ce type de plombs sont beaucoup plus discrètes. Je vous dirai si ça marche l’année prochaine, mais je sens que ça va le faire !

 

 

 Texte et photos: Jean-Paul Charles


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La Pêche est un art...

Bienvenue sur mon blog, dédié à la pêche en lac dans le Sud-Est de la France.

Grand amateur de leurres depuis plus de trente ans, je n'en aime pas moins toutes les formes de pêche. Vous trouverez ici des techniques, des tests de matériel, des coins de pêche, des reportages, des coups de gueule et des digressions dont j'ai le secret... Ma parole est libre.

Vous pourrez lire aussi dans l'onglet "dossiers" certains des articles que j'ai publié dans le blog de mon ami Sylvain l'Esoxiste, infatiguable journaliste halieuthique et grand pêcheur devant l'Eternel.

Pour moi, la pêche est un art; un art de vivre et un art tout court.

Sectaires, intégristes, maniaques ou psychorigides halieuthiques : Passez votre chemin! Ce blog n'est pas pour vous.

Curieux, ouverts, contestataires ou bretteurs, j'accepterai volontiers de débattre avec vous, si vous avez le sens de l'humour!

Bonne lecture.

 

Jean-Paul Charles