17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:00

 

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Le 6 mars dernier, j’ai enfin pu inaugurer mon « Pneu » sur le lac d’Esparron, en compagnie de Christophe et Julia, deux sympathiques marins d’eau douce qui ne connaissent rien à la pêche mais qui étaient ravis de cette petite croisière impromptue dans les basses gorges du Verdon. C’était de toute façon avant l’ouverture de la truite, donc pas de pêche…

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Nous sommes partis de la plage de Saint Julien avec l’objectif de rejoindre le début du lac de Quinson, 10 km plus haut. La mise à l’eau fut une simple formalité, et le Pneu baptisé dans les règles de l’art avec une bonne bouteille de Crémant… Il faudra quand même que je lui trouve un nom…

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Je n’avais pris que deux batteries, comptant sur les muscles de mes coéquipiers au cas où les rames deviennent nécessaires pour le retour mais ce ne fut pas le cas.

La journée est splendide, sans vent, et les paysages majestueux.

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P1030415le capitaine Charles indiquant le but à atteindre d'un index sûr...

 


Nous avançons à demi-régime pour économiser les batteries le long des méandres des gorges qui se resserrent à mesure que nous remontons.

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Nous n’avons pas croisé une seule barque durant tout notre périple, alors que l’été c’est une noria incessante de bateaux de location qui naviguent en tous sens !


esparron-2014-8602.JPGLa pause casse-croûte à mi-chemin, toujours la bienvenue !

 

esparron-2014 8613Le Verdon porte bien son nom…

 

esparron-2014 8631Pas un souffle d'air! Impressionnant!

 

esparron-2014 8632Au bout de 3 heures, nous apercevons enfin le pont de Quinson, but de notre petite expédition.

Au-delà se trouve trois lacs dont je vous reparlerai quand je les aurais vraiment explorés.

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Le niveau des batteries est assez bas, mais nous parviendrons quand-même à rentrer à bon port alors que le soleil se couche. Au retour un fort vent de face s’est levé, et j’ai pu constater la parfaite tenue du Pneu à la vague. Grâce à sa quille en V, il reste stable et ne dévie pas du cap.

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Cette inauguration fut une réussite. Nous avons donc parcourus un peu plus de 20 km à 3 personnes embarquées, plus 60 kg de batterie, grâce en partie au régulateur électronique du Minn Kota et à la qualité des batteries, chargées à bloc comme il se doit. Sans oublier la légèreté de notre embarcation ! Le pneumatique, c’est vraiment fantastique !

Je n’ai pas pu faire l’ouverture de la truite, mais je suis fin prêt pour celle du carnassier le 19 avril prochain : mon carnet de traîne est arrivé, mes cannes et mes moulinets en état de combattre et ma petite centaine de leurres n’attend plus que de plonger à l’eau !

 

Texte et photos : Jean-Paul Charles

 

 


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Publié par Jean-Paul Charles - dans Coin de pêche
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 22:00

 

 

 

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Situé à une dizaine de kilomètres au nord-est d’Aix-en-Provence, d’une superficie de 100 hectares et d’une profondeur maximale de 60 m, ce petit lac est alimenté essentiellement par une dérivation du canal du Verdon et en moindre partie par son seul affluent, la Cause, ruisseau généralement à sec la plupart de l’année. C’est donc le dernier lac de retenue du Verdon, même s’il ne se trouve pas sur son cours ! C’est pour cette raison que je l’ai surnommé « le lac perdu »…


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 Il est réputé difficile à pêcher, en raison de ses berges souvent escarpées et de ses fonds « accrocheurs ». Pourtant, ce lac magnifique niché au pied de la Sainte Victoire comme un bijou dans son écrin réserve de beaux coups de ligne. J’avoue qu’il a à mes yeux deux qualités supplémentaires : c’est le lac le proche de chez moi, et il n’est que très peu pêché, vous allez comprendre pourquoi.

La baignade et la navigation et y étant interdite (float tube compris), on ne peut y pêcher que du bord, ce qui vous oblige à crapahuter dans la garrigue sac au dos et cannes en bandoulière. Cette pénibilité relative en décourage plus d’un… Comme je l’ai dit, les fonds sont souvent rocailleux, encombrés de souches et de troncs. Le pêcheur lambda peu habitué à ce genre de profil scabreux perdra rapidement ses leurres les uns après les autres, ce qui le dissuadera de revenir une seconde fois ! La tranquillité du lieu est assurée...

On le dit aussi faiblement peuplé en poisson (la gestion halieutique de ce lac est à peu près inexistante), mais ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, la densité est moindre que dans les grands lacs du Verdon, mais les carnassiers sont bien présents (sauf le silure, le Black Bass et la truite), et souvent de taille respectable, de même que les carpes, brèmes, et surtout ablettes, qui atteignent ici des dimensions record (20cm en moyenne), ce qui nous donne une indication sur la taille des leurres à utiliser... Question Cormorans, je n’ai observé que deux couples jusqu’à présent, on ne peut pas parler d’invasion.

Pour le pêcheur au lancer, la difficulté va être de trouver les bons postes et surtout les bonnes techniques. Voyons cela en détail.


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La queue du lac, bien que peu profonde, héberge une bonne population de carnassiers, surtout de perches et de jeunes brochets. C’est-à-dire que les saules et les peupliers l’envahissent peu à peu, créant une sorte de « mangrove » qui leur offre le gîte et le couvert. La difficulté sera de lancer au ras des branches, tout en gagnant rapidement de la profondeur. A ce petit jeu, ce sont les crankbaits de taille moyenne qui s’en sortent le mieux.


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Un peu plus loin, et après avoir traversé la Cause et suivit la rive sud pendant quelques centaines de mètres, le lac s’élargit. Les leurres souples trouvent ici un emploi  judicieux, d’autant que le fond est en général assez bien dégagé, d’une profondeur n’excédant pas 6 m (c’était à l’origine une plaine cultivée, sans arbres ni rochers), et c’est d’ailleurs la seule partie du lac où il est possible de pêcher au posé sans trop d’encombre. Les sandres viennent souvent y rôder au petit jour en remontant le lit noyé du ruisseau.


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Plus loin encore, la profondeur commence à augmenter sensiblement et la rive des deux côtés se trouve surtout composée d’épis rocheux qu’il faudra ratisser au crankbait très plongeant, et surtout à la cuillère ondulante, qui est la technique reine pour le Bimont, toutes espèces confondues (voir le dossier Ondulante). Une succession de petites criques mènent à un goulet d’étranglement, les « gorges », dont la caractéristique notable est que les pentes n’ont pas été débardées lors de la mise en eau, sans doute parce que l’accès devait en être trop difficile pour les engins. Résultat : les arbres sont restés sur place, debout, ce qui rend la pêche extrêmement difficile, mais qui procure aussi un extraordinaire terrain de chasse pour les carnassiers ! Lovés dans les fouillis de branchages, sandres et brochets guettent la blanchaille en narguant les pêcheurs… Vous perdrez ici beaucoup de vos leurres (et de vos illusions !), il faudra donc privilégier les montages texans et les armements légers (remplacez vos triples par des simples) ainsi que des corps de ligne en tresse de 20 centièmes minimum pour brider en force un beau poisson.

 

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Une fois passé ces gorges, le lac s’élargit à nouveau en une succession de criques pour atteindre sa largeur maximale jusqu’au barrage. Les fonds, même du bord, sont très abrupts et descendent facilement jusqu’à 40 mètres. Le long de certaines falaises, il n’est pas rare d’avoir 20 mètre d’eau sous le scion de sa canne ! Le temps que met un leurre pour atteindre le fond semble parfois interminable. C’est là le royaume des gros poissons, brochets et perches surtout, qui viennent chasser à l’entrée des criques, ou que l’on peut toucher aussi entre deux eaux au ras des falaises. Les localiser n’est pas facile, il faut parfois peigner des centaines de mètres de rives avant d’en décider un, mais le jeu en vaut la chandelle car ce sont souvent des spécimens. Mes records personnels sont respectivement de 112cm et 9,5 kg pour le brochet et de 48cm et 1,5kg pour la perche. Les sandres sont bien présents mais préfèrent comme toujours le naturel et tapent moins sur les leurres. J’en ai fait quelques -uns à l’ondulante qui approchaient les 2 kg, mais presque pas aux leurres souples, allez comprendre...

 

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Voilà, si vous êtes patient et persévérant, ce lac vous offrira de magnifiques sorties, dans un cadre unique où vous allierez pêche et randonnée. C’est ce que j’appelle la véritable pêche sportive !

 

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Teste et photos: Jean-Paul Charles

 


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La Pêche est un art...

Bienvenue sur mon blog, dédié à la pêche en lac dans le Sud-Est de la France.

Grand amateur de leurres depuis plus de trente ans, je n'en aime pas moins toutes les formes de pêche. Vous trouverez ici des techniques, des tests de matériel, des coins de pêche, des reportages, des coups de gueule et des digressions dont j'ai le secret... Ma parole est libre.

Vous pourrez lire aussi dans l'onglet "dossiers" certains des articles que j'ai publié dans le blog de mon ami Sylvain l'Esoxiste, infatiguable journaliste halieuthique et grand pêcheur devant l'Eternel.

Pour moi, la pêche est un art; un art de vivre et un art tout court.

Sectaires, intégristes, maniaques ou psychorigides halieuthiques : Passez votre chemin! Ce blog n'est pas pour vous.

Curieux, ouverts, contestataires ou bretteurs, j'accepterai volontiers de débattre avec vous, si vous avez le sens de l'humour!

Bonne lecture.

 

Jean-Paul Charles